DERNIERE MINUTE

La mission de printemps 2019:

La dernière intervention de l’ONG s’est déroulée au cours de la mission qui s’est déroulée de mi- mai à mi-juin.

Le  programme  portait  sur la  clarification  de  la

situation concernant le projet Tentemdeje/Lemeleïh   en   « lévitation »   depuis décembre 2018, les réparations d’urgence de l’école de Tekamourett et l’étude détaillée des possibilités  d’apporter  de  l’eau  potable  à  ce village, les travaux sur notre local sur place et l’engagement de cession de deux actifs à Zarga et Temenerout. Tous ces points sont la suite logique des votes unanimes de la dernière Assemblée générale.

Les  conditions  dans  lesquelles  s’est  déroulé  ce

séjour ont été parmi les plus difficiles vécues depuis le début de l’activité de l’ONG en Mauritanie. Pas une nuit en dessous de 35° et une température diurne entre 42 et 49°.

C’est sous cette fournaise que Brahim, l’un de nos maçon est venu prêter main forte pour prolonger le travail fait par Philippe Potel (PPO) en janvier : fixer les poteaux de clôture du terrain attenant au local.

Par    ailleurs,    les    sanitaires    sont    (enfin)

opérationnels et éclairés la nuit.

Ce n’était pas la bonne période pour se rendre sur les deux sites où nous souhaitons vendre les bâtiments construits ces dernières années. Cette cession découle de l’absence de nomination d’infirmier dans ces deux postes de santé et de prévention.

Après avoir acheté les matériaux nécessaires, Nous

nous projetons avec Maaloum et Brahim vers le village de Tekamourett. En décembre, nous avons constaté des dégradations sur le toit et les huisseries de l’école. Les quelques coups de vent du printemps ont accentués le problème. Dans une des deux classes, les tôles du toit sont en grande partie arrachées. Les fenêtres et les deux portes devront être remplacées.

Nous  ne  pouvons  travailler  que  de  7h  à  12h maximum (en Mauritanie les horloges sont réglées sur l’heure du soleil) tant il fait chaud dans cet environnement  très  minéral.Réparer  un  toit  et faire du béton s’avère compliqué et deux équipes de bénévoles du village se relaie pour les travaux. Réparer le mobilier scolaire (sous les tôles du toit) est presque  rafraichissant parce dans les classes. Nous allons au forage situé à 7 km de Tekamourett. Ce site est trop éloigné pour permettre l’arrivée d’eau,  mais  surtout  le  terrain  ne  permet  pas d’enfouir la canalisation avec tous les risques de détériorations    ou    détournements    que    cela comporte. Cette option est abandonnée.

Le chef du village nous emmène à 3Km environ du

village  pour  retrouver  l’emplacement  de  ce  qui était un trou d’eau il y a longtemps, ensablé aujourd’hui et qui  peut devenir le futur puit d’eau potable.

Le point d’eau identifié, nous procédons aux premiers travaux. A deux mètres, la terre sablonneuse est humide. Nous pouvons valider le site. Des pierres sont amenées et nous consolidons la margelle du futur puit.

Sur le chemin du retour, nous rencontrons le chef

de tribu, qui est propriétaire du terrain. Il accepte que  nous  puissions  réaliser  un »puit»  qui  serait dédié au village.

Depuis le début mai, un nouveau Wali est en poste.

L’entrevue est surréaliste face à un fonctionnaire grisé par sa promotion »Tchop-Tchop », doté d’une science infuse et qui renie les arrêtés signés de son prédécesseur. Il affiche clairement qu’il ne s’investira pas comme ce dernier.

Conclusion : je lui signifie que l’ONG se retire du

projet Tentemdeje/Lemeleïh.

Philippe MARCEL