projets 2019/2020

Tekamourett 2019 – 2020


De l’eau & une école

Contexte :

Nous avons découvert ce village en mai 2018, guidé par une des femmes de la coopérative qui vendait des objets d’artisanat, au milieu de nulle part, au bord de la piste qui mène d’Akjoujt à El Medah.Situé  à  130  Km  au  sud  d’Atar,  limitrophe  de l’INCHIRI mais rattaché à la commune d’El Medah – département d’Awjeft (distant de 70Km), ce village très enclavé manque de tout. L’eau (non potable) est prélevée à dos d’ânes, dans un trou d’eau constitué au moment des pluies (quand il y en a). Conséquence   la   situation   sanitaire   est   très précaire.L’école a besoin d’entretien malgré les efforts des habitants pour la garder opérationnelle Malheureusement,   comme   dans   de   nombreux villages, l’enseignant fonctionnaire est souvent absent. Conséquence, le nombre d’élèves est en baisse. Cela peut immanquablement amener à la fermeture de l’école si rien n’est fait pour enrayer la tendance.Des “grara“ (jardins) ne couvrent pas les besoins des familles faute d’eau et à cause des troupeaux nomades de chèvres ou de chameaux.

Objectifs du projet:–   Eviter la fermeture de l’école réparation de la toiture et du mobilier scolaire(engagée  en  urgence  en  mai-juin  2019)  mais incomplète . Poser une isolation traditionnelle, changer les 6 fenêtres et 2 portes, refaire la dalle au sol, et fabriquer un espace de rangement pour les livres scolaires. Installer une alimentation électrique.Améliorer la situation sanitaire grâce à l’adduction d’eau. Le forage le plus proche est à 7Km. Son raccordement est hors de prix. Il a été décidé de creuser un puits (jamais à sec) situé à 3 Km du village en augmentant la profondeur de 3 à 5 mètres. Installer une “centrale“ solaire (pompe et panneaux photovoltaïques), Construire un petit château d’eau de 10 M3 raccordé à la pompe et sécurisé pour que l’approvisionnement du village soit garanti contre les consommations intempestives des éleveurs (qui ont un point d’eau dédié au forage).

– Public ciblé :

Un projet comme celui-ci impacte plus de monde que les habitants sédentaires actuels (420 habitants). Il est destiné aussi aux personnes qui vivent dans le périmètre de ce village de manière nomade ou semi-nomade,   aux « saisonniers » qui font halte au village lors des transhumances (80 personnes estimées) Ces villageois vivent dans un dénuement important et une misère endémique, le tout dans des conditions  précaires  au  plan  sanitaire  et alimentaire.

Philippe MARCEL