Sur le terrain

 

Juin 2008 : première mission sur le terrain.

Evaluation des besoins sur 13 villages de l’Adrar. Rencontre avec le Wali et quelques contacts locaux. En revanche aucune préparation permettant des entretiens avec les institutionnels ou décideurs locaux.

– Versement de 5000 Ouguyas (15 €) au directeur de l’école de M’haireth pour l’achat de tuyau et de deux robinets permettant le raccordement de l’école à la conduite d’eau.

– Projet de clôture à l’école de Terjitt, qui restera sans suite, la partie mauritanienne n’ayant pas réalisée sa part de travail en amont.

– Projet de reconstruction de l’ancienne classe de Graret Leghtar.

– Projet de création d’une bibliothèque mutualisée entre le collège et l’école de Tawaz, dans le cadre d’un jumelage des établissements avec le collège Jean Moulin de la Norville (91) qui ne se réalisera pas suite à la défection sans préavis ni explication du collège français.

2009 : 2 missions

Dans le TAGANT : département de Tîchitt

Evaluation des besoins et distribution des dons dans chacun des 13 villages et écoles visités. Nombreux entretiens avec les édiles, mais peu de propositions concrètes pour assurer la construction des projets

Dans l’ADRAR :

Reconstruction de la classe de Graret Leghtar en 6 jours grâce à une mobilisation de tout le village autour de ce projet.

Remise de matériels pédagogiques et fournitures scolaires, distribution de vêtements, jouets, peluches aux enfants. Atelier de dessins et collages et distribution journalière de confitures sur les pains achetés au village.

Evaluation des besoins de 3 nouvelles écoles.

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1ere mission 2009

Dans le TAGANT, nous avons pu faire l’évaluation des besoins sur les communes de TICHITT et LEKHCHEB grâce au travail de préparation et à l’investissement quotidien de l« Association culturelle et Sociale pour la promotion de la ville de Tîchitt » (la Rabitat) qui nous a apporté une aide précieuse.

13 écoles et un collège ont été visités, les besoins sont plus marqués et plus importants que ceux observés dans l’ADRAR en matière de fournitures scolaires, de mobiliers, de construction de classes.

Dans ce département se pose le problème de l’accès à l’eau, de l’enclavement et de l’éloignement.

Maires, Préfet, Wali, DREN, ont été force de propositions et de conseils constructifs.

Nous avons aussi bénéficié de la présence permanente de l’Inspecteur Départemental de l’Education Nationale Mohamed DELLAHI.

Environ 820 Kg de dons ont été distribués dans le Tagant : une centaine de livres de bibliothèque, des livres d’orthographe(12), de grammaire (12), 14 dictionnaires, 1 encyclopédie, près de 2000 stylos, 2500 crayons, 400 feutres, de la peinture, des grandes feuilles de dessins, 130 sets de géométrie, 105 trousses, 60 taille crayons, des gommes, compas, ciseaux, colle, rouleaux de scotch, agrafeuses, qui ont été distribués, ainsi que 650 cahiers, 13 cartables, 200 paquets de feuilles, 80 classeurs, 150 manuels scolaires, des rapporteurs et équerres pour la classe ont été remis au enseignants.

Chaque école a reçu un ballon de foot et de hand-ball. Plus de 600 peluches ont été distribuées, ainsi que de très nombreux jouets.

Un nombre impressionnant de vêtements a été remis aux mamans pour les petits de moins de 6 ans,

Nous avons été touchés par ces villageois qui nous offert l’hospitalité, le couvert ou le thé en toute simplicité malgré leur peu de moyens.

Le sourire des enfants, la joie, les danses et les « youyous » des femmes sont les plus belles récompenses des efforts fournis, soulignent la réussite de cette mission et encouragent à poursuivre dans cette direction.

Dans l’ADRAR, le partenariat avec la commune d’AINE EHEL TAYA envisagé en 2008 est en route de manière concrète. Réunion en Mairie d’Aine Ehel Tayaa avec un représentant de la DREN, les enseignants et les élus autour du projet de création d’une bibliothèque mutualisée entre le collège et l’école.

Remise d’un ordinateur, une imprimante et un scanner au collège d’Aine Ehel Taya. Distribution de dons dans la ville.

Nous avons remis un ordinateur, un scanner et une imprimante au collège d’Aine Ehel Tayaa, une encyclopédie et 8 tableaux grands format.

Des fournitures scolaires, quelques livres, un planisphère et un tableau de classe à Madher Tiberguent.

Enfin, nous avons pu échanger et poser les bases d’une entraide avec l’association ASSISTANCE-EDUCATION, présidée par Madame DIALLO Fatimata qui nous a reçus avec beaucoup de chaleur et de gentillesse.

Tout ce travail concret a été possible grâce à la collaboration sur place de Messieurs BALLA CHERIF et BALLA Jr, LIMAM, Bouyahmed, Mohamed T, Mohamed DELLAHI, Khalla Ely SALEM, ALY, Moctar ZOUGHMANE, DJIBRIL.

2e mission 2009

La petite classe de Graret Leghtar sur la commune de Chinguetti a été réhabilitée avec le financement majoritaire (60%) de la Fondation insolites bâtisseurs.

Le toit est constitué de plaque de zinc recouvert d’un treillage de feuilles de palmier et d’herbes puis d’une couche de terre. Ainsi, la classe n’est pas surchauffée par le soleil. La dalle au sol n’est plus en terre battue mais en ciment, ainsi que le crépi des murs  intérieurs. Deux tableaux noirs amenés en 2008 ont été fixés au mur pour un meilleur confort de classe, et un petit parvis a été construit devant la classe. Merci à tous les bénévoles du village, à notre ami maçon et tout particulièrement à Abdoullah BOUAMOU pour sa disponibilité et son aide précieuse et bénévole.

Au moment de notre départ, la peinture des ferrures et des murs restait à faire sous la surveillance de Zidane Ould HGROUR, chef du village qui nous a hébergés durant ces 4 jours d’intense activité.

Parallèlement, M’BAKA a fabriqué plus de 70 petits pains qui ont été distribués aux enfants avec la confiture de mirabelles préparée cet été en France.

Cathy a organisé les séances de dessins et de collage avec les enfants dans l’école et assurée la distribution des dons des vêtements et de jouets aux enfants.

Aïchetou est venu sur place malgré son grand âge pour ébaucher une danse en notre honneur et lancer des « youyous » vite repris par l’ensemble des femmes.

A Aine Ehel Taya, nous avons remis des livres de bibliothèque, scolaires, des fournitures scolaires que les élus municipaux doivent répartir entre l’école et le collège.

A Madher Tiberguent, Monsieur Maloum M’HEIDA, directeur de l’école à été nommé délégué du président pour l’ADRAR Il aura la charge de coordonner nos actions sur place et de préparer les missions sur cette zone.

La distribution des jouets aux enfants puis des vêtements aux mamans a été un moment fort de notre rencontre avec les villageois. Le chef du village, HADRAMI a organisé une fête pour le réveillon.

Une parcelle de terrain va servir pour développer un jardin potager par les enfants dans le cadre des activités manuelles du programme en collaboration avec l’association coopérative féminine. Comme à Graret Leghtar, nous avons remis des graines de plantes potagères. Les légumes (tomates, carottes, betteraves, salades, courgettes, radis…) produits seront utilisés en priorité pour les enfants scolarisés et les petits afin de diversifier leur alimentation.

Nous avons évalué trois écoles dans les villages alentours dont une classe est fissurée à la suite des pluies de cet été.

L’ONG ACSPT qui a apporté son aide logistique comme dans la mission précédente, se voit confier les photos prises en Avril dans le Tagant, un ordinateur, un scanner et une imprimante pour le collège de Tichîtt afin de les remettre aux destinataires sans attendre. 360 kilos de dons sont acheminés à Tidjikja pour stockage.

Nous ne pouvons citer ici toutes celles et ceux qui nous ont aidés et si chaleureusement accueillis mais ils doivent savoir combien notre reconnaissance et notre affection est grande à leur égard.

Enfin, comme chaque fois, la famille BALLA CHERIF a été à nos côtés. Nous souhaitons bon rétablissement à LIMAM et un grand merci à Bouya, Alyoun, Bouyahmed, Fatimata, « Maman », Khalla…

Le départ de ces villages a été chargé d’émotion et  de tristesse. A bientôt

2010 : 2 missions

1ere mission :

Principalement axée sur les démarches et consolidations administratives. Nombreuses réunions de travail avec les décideurs institutionnels dans l’Adrar et à la capitale

Evaluation des besoins sur 4 villages. Développement des liens avec l’ONG Assistance-Education. Structuration des moyens de fonctionnement de l’association : équipement et formation du délégué, inventaire et reconditionnement des dons en stock.

2ème mission :

Rénovation de l’école de Madher Tiberguent endommagée par les pluies de la « saison d’hivernage ».

Réfection d’une partie du crépi extérieur, consolidation et scellement des fenêtres, fixation des tableaux de classe, fabrication d’étagères pour la bibliothèque, réfection du sol (ciment-peinture), réparation du mobilier.

Etude détaillée des besoins exprimés par les responsables de l’oasis d’Agueny, en vue d’un projet de reconstruction de l’école.

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 AGUENY : :

Préambule :

Le village d’Agueny est irrigué par l’eau dès le début des pluies et reste alimentée par les puits le reste de l’année. Entre mars et octobre, le village accueille la quasi- totalité de ses habitants.

En revanche, les villageois s’éloignent du village pour rejoindre les terres cultivables à plusieurs dizaines de kilomètres dès que les cultures peuvent être envisagées après la saison des pluies. Cette migration se fait par famille entière ce qui de fait ne laisse que quelques élèves présents pour l’école.

La classe actuelle construite en banko, n’a pas fait l’objet d’entretien véritable depuis plusieurs années et se trouve donc incapable d’accueillir les enfants pour les cours.

Logiquement, les autorités administratives de l’Education Nationale ne procèdent donc plus à la nomination d’un instituteur sur ce lieu faute de suffisamment d’élèves susceptibles de suivre les cours.

L’enclavement du village a été un peu levé par la construction d’un gué bétonné, mais le chemin par l’oued, ou ancienne route, ne fait l’objet d’aucun aménagement. L’investissement réalisé reste sans effet notable pour la vie quotidienne du village.

Orientations :

Le conseil des édiles réunis à l’occasion de notre visite a permis de cerner les approches possibles pour redonner un espoir à l’école et par conséquent au village.

Il convient de souligner que la classe est le seul bâtiment public officiel du village. L’école reste donc la structure permettant la tenue des scrutins électoraux sur place. Comme souvent, autour de l’école se décline toute une activité porteuse de cohésion sociale et de développement.

Conformément aux axes d’actions de l’association, nous ne sommes pas venus donner des leçons, mais pas non plus venus apporter de l’argent dont il ne serait pas possible de contrôler l’utilisation. De plus, nous ne mettons pas en place de projet qui n’aurait qu’une vertu d’effet d’annonce et n’apporterait pas d’amélioration pérenne aux conditions de scolarité des enfants, et à la vie de l’ensemble du village.

Nous ne venons pas non plus assister les populations, mais les aider concrètement à réaliser des opérations porteuses d’avenir et dont elles s’approprient les résultats. Concrètement, cela veut dire que nous accompagnons les initiatives, que nous complétons les projets en particulier sur le plan budgétaire et que nous fournissons l’ingéniéring en maîtrise d’œuvre et d’ouvrage.

Mais cela implique aussi un investissement de la communauté en amont pour valider le projet mais aussi durant les travaux par la participation active sur le chantier à proprement parlé et en aval pour en assurer le bon entretien

Sans un engagement clair sur ces points, de l’ensemble de nos interlocuteurs, l’ONG n’engage pas ses ressources, car elles ne seraient pas un facteur durable de développement pour le pays qui nous accueille. Ce ne serait pas non plus un gage de crédibilité à l’égard des personnes qui nous font confiance et qui contribuent à notre budget.

Proposition du futur projet :

  1. Dans tous les cas, le forage est une nécessité pour le village. Medrassa du désert n’est pas habilité à engager un tel projet. Il doit donc être mené localement par un partenariat public/privé permettant de financer l’opération. Sans cet accès facilité à l’eau, le reste du projet « Agueny » sera hypothéqué.
  2. Le chef du village et les édiles locaux sont les éléments moteurs de la prise de conscience du village que son abandon plus de 6 mois de l’année est en opposition avec sa survie et avec la renaissance de l’école.
  3. Dans un premier temps, la rénovation de l’école actuelle pourra être engagée.
  4. Une fois atteint le seuil de financement nécessaire (Etat, commune, région, département, contribuable privé et ONG), la construction d’un complexe scolaire neuf est envisageable.

Il existe un terrain prévu pour une école à proximité immédiate du bâtiment actuel. Ce lieu est contiguë avec le site du futur forage et proche des toilettes.

L’école se composerait de trois unités :

Ø Une classe dont les dimensions restent à évaluer car celle du programme éducation 6 ne sont pas forcément adaptés pour tous les sites et en particulier pour Agueny.

  • Murs en pierres, renforcés par deux ou trois ceintures en ciment et armatures métalliques.
  • Charpente en IPN ou tubes métal (résistance au temps et aux termites)
  • Isolation traditionnelle du toit (palmes tressées et banko).

Ø Une petite salle accolée à la classe (on fait ainsi l’économie d’un mur) destinée à la bibliothèque accessible en dehors des heures de classe pour les villageois et en particulier les femmes qui souhaitent développer leur connaissance du français. L’association l’équipera à partir des livres collectés en France.

Ø Une pièce, elle aussi accolée à la classe, accueillant le dispensaire du village et pouvant servir de bureau au directeur de l’école.

L’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’école afin d’en assurer l’éclairage permettrait aussi l’alimentation d’un petit réfrigérateur dans lequel des médicaments pourraient être correctement conservés et utilisables par certaines personnes habilitées.

Conclusion :

L’association souhaite la tenue d’une table ronde avec les autorités départementales et régionales, afin de déterminer ensemble la viabilité du projet mais surtout pour en délimiter les contours et mettre en œuvre plus précisément les responsabilités et cahiers des charges de chacun.

MADHER TIBERGUENT :

Etat des lieux :

L’école est un petit bâtiment (3,5m x 6), en banko dotée d’une charpente hétéroclite en métal très lourde. Le sol est en ciment (couche très fine). Le crépis extérieur, mélange de banko et de ciment est brut, non lissé et fissuré.

Les pluies de la saison d’hivernage ont fragilisées l’édifice. Des fissures sont apparues et le crépi par endroit est tombé.

L’eau a endommagée le matériel scolaire (manuels du programme, livres de bibliothèque, etc..).

Les tableaux muraux livrés en 2009 n’ont pas pu être fixés au mur, l’enseignant n’a pas de bureau digne de ce nom et aucune infrastructure ne permet le rangement du matériel scolaire.

La classe est équipée de 5 pupitres en métal très abîmés (risque de blessures, de contamination par le tétanos, détérioration des vêtements, …).

La décision d’engager des travaux dans cette école a été prise au cours d’une réunion du bureau. Il s’agit d’une intervention d’urgence, non planifiée. Le village accueille les participants à chaque mission depuis deux ans sans contrepartie. Nous n’avons jamais reçu de doléance du chef du village ou de l’instituteur pour tirer profit de notre présence régulière parmi eux. Le budget n’était pas encore complètement prêt au moment de la décision, c’est pourquoi nous n’avons pas alerté nos amis sur place de notre projet. Nous ne voulions pas décevoir les villageois qui méritaient bien un peu d’aide pour les efforts consentis à notre égard

Les travaux de rénovation :

Nous avons acheté des outils à Nouakchott car le choix est plus grand et les prix plus attractifs pour nos modestes moyens. Le reste du matériel a été acheté à Atar : ciment, petit outillage, bâches, chevrons, planches, bureau.

Le crépi extérieur a été sondé, déposé aux endroits les plus détériorés et refait en ciment, lissé pour éviter la pénétration de l’eau.

Le tour des huisseries, qui ont été consolidées, a été refait et peintes à la chaux, pour souligner la rénovation extérieure. Une partie du revêtement intérieur a été refait, les ruissellements de l’eau l’avaient en partie emporté et les termites s’étaient installées

Trois pieds ont été montés en pierre et ciment pour servir de support aux tableaux muraux fixés par des pierres scellées dans le mur.

Nous avons fabriqué des étagères en bois brut sur 4 niveaux. Les manuels scolaires, les livres de bibliothèques et les jeux d’éveil sont maintenant rangés et protégés par une bâche traitée qui entoure le meuble de rangement et le recouvre.

Le sol traité à la chaux est maintenant recouvert d’une épaisse couche de peinture blanche.

Deux pupitres pour les enfants ont été réparés et le bureau acheté pour le directeur est en place.

Conclusion :

Durant les 5 jours du chantier, les villageois se sont succédé pour participer aux travaux. Il est particulièrement enrichissant de mener ces activités tous ensemble car nos amis sont friands d’apprendre des techniques qui ne sont pas habituelles à leurs activités d’éleveurs. Pour nous c’est aussi l’occasion de mieux comprendre leurs difficultés et les limites de leurs possibilités d’actions pour prendre en charge l’évolution et l’entretien des infrastructures nécessaires.

Cette petite opération, reste une étape de transition avant de s’engager dans un projet plus ambitieux consistant à construire un complexe scolaire complet

Dans le respect total des principes d’administration et de gestion de l’association, chaque achat a fait l’objet de la production de justificatifs. En cas d’absence, le coût est à la charge du responsable qui n’a pas pu justifier sa dépense. Aucune dérogation n’est acceptée. Le contrôle des dépenses est quotidien et sans intermédiaire, par le chef de mission ou l’un des membres du bureau sur place. Le budget reste ainsi dans les estimations prévues.

Cette rigueur dans la gestion est une garantie de sérieux et de crédibilité autant envers nos partenaires locaux  que vis à vis des souscripteurs qui versent leurs dons en France. L’association Medrassa du désert peut mettre son expérience à disposition des autorités pour s’assurer de la bonne utilisation des moyens engagés dans la reconstruction des écoles.

2011 : 3 missions

Présenter et valider le projet de construction du complexe scolaire de Madher Tiberguent.

Réceptionner le transport des dons collectés en France et en assurer le stockage.

Evaluation des besoins sur les communes d’El Medah, Awjeft et Atar. Distribution de fournitures scolaires, vêtements et jouets dans chacun des 10 villages visités.

1 ere mission 2011 : Madher Tiberguent :

La mission a permis de présenter les plans de construction de l’école de Madher Tiberguent. Le Hakem (Préfet) a visité la petite classe rénovée en décembre accompagné du sénateur, et pris connaissance des besoins pour les 4 ans à venir.

Une deuxième réunion, au siège de la Préfecture a aboutie à la validation du projet et l’autorisation d’engager les travaux a été donnée.

Les villageois ont été réunis dans l’école et ont pu voir les plans au tableau. Le plan de charge pour préparer le chantier est maintenant connu de tous et est placé sous la responsabilité d Hadramy , le Chef du village. 

Les préparatifs pour réceptionner l’affrètement des dons stockés sur 5 sites en France sont activés. Par sécurité, en cas de manquement des engagements pris par l’ancien ministre Islem, nous construisons une case au cœur du village. L’avenir nous donnera raison de cette prudence.

2 ème mission 2011 : affrètement des dons:

Il s’agit principalement de réceptionner le camion de 40 mètres cubes de dons collectés depuis 18 mois parti de France le 21 octobre, d’autant que les démarches administratives n’ont pas été effectuées par les personnes qui s’y étaient engagées.

Nous corrigerons la situation en 24 heures grâce à la médiation du Hakem (Préfet) d’Atar. Il convient de souligner la grande compréhension et la réactivité des services douaniers tant à Nouadhibou qu’à Nouakchott.

Parallèlement, Islem non seulement n’a pas traité les demandes de dérogations douanières sur lesquelles il s’était engagé, mais les locaux de stockage qu’il devait préparer et rendre étanches ne sont pas prêts. Nous déchargeons le camion à Madher Tiberguent dans la case construite au printemps.

Une partie des ordinateurs sont stockés sur place, une autre confiée, sur les conseils de Maaloum, à un ancien policier, Mohamedou Abeïd à Nouakchott en attendant leur distribution à des associations ou écoles. Ce personnage essaiera de nous spolier. Enfin une dernière partie est apportée à l’ONG assistance éducation qui refusera de respecter les clauses préalablement convenues. Nous reprenons nos ordinateurs.

3 ème mission 2011 : Département Awjeft

Evaluer les besoins scolaires sur la ville chef lieu  et sur la commune d’el Medha. Nous nous rendons sur les localités de Femragh, El Medha, Leïghleitat, Aguassar et Tememerout. Au-delà de l’accueil très chaleureux qui nous a été réservé, Philippe et Dominique, nouveau venu sur le terrain ont pu mesurer toute la reconnaissance des villageois lors des distributions de vêtements, de jouets ou les remises de fournitures scolaires et des livres de bibliothèques dans les écoles.

 Des dictionnaires et des manuels scolaires ont été remis aux enseignants afin de leur apporter des supports de cours complémentaires assurant ainsi une meilleure démarche pédagogique en français devant les élèves.

Au collège / Lycée d’Aoujeft, accompagné de notre ami Mohamed Ahmed, IDEN, nous livrerons et installerons deux ordinateurs, des livres de bibliothèques, des dictionnaires et des manuels scolaires. Malheureusement, comme nous l’avons indiqué au Hakem, les locaux doivent être correctement entretenus pour permettre les dons des matériels et objets restants prévus.

La visite d’une école d’Awjeft nous déstabilise en voyant l’état d’entretien déplorable des classes et l’amoncellement de pupitres dans la cour, matériel abimé ou cassé que personne ne cherche à réparer. Résultat les enfants sont par terre pour l’essentiel (les filles surtout) faute de mobilier.

Graret Leghtar : Contrôler les finitions et l’état de la petite classe rénovée en 2009 à afin d’y installer un poste de santé. Cette nouvelle activité pour l’association résulte de la signature d’une convention avec le Ministère de la santé. Ce village ayant 2 classes « programme 6 », la petite bâtisse peut être réaffectée, d’autant qu’il n’y a pas de poste permanent de santé dans un rayon de 30 kilomètres alentour.

L’absence du directeur d’école et des clefs nous obligent à remettre à plus tard cette installation. Les contacts et le dialogue permanent avec le DRASS et le directeur de la santé à Atar devraient faire aboutir de projets en 2012.

Madher Tiberguent : Finaliser les plans et les modalités d’organisation du chantier de construction de la future école de Nous rencontrons enfin le Wali avec qui les échanges ont été très constructifs. Après le Hakem, nous obtenons le feu vert de la plus haute autorité de la région. Donc dès le printemps, une école neuve commencera à voir le jour dans ce village où déjà quelques familles, apprenant le projet ont rejoint les habitants historiques. Bienvenue à eux.

Nous installons des bureaux dans la classe actuelle permettant à 18 enfants (au lieu de 12) de travailler assis sur des chaises et dans des conditions acceptables.

Atar : Nous avons pu contrôler l’installation des lits livrés à la maternité  au cours de la visite de l’hôpital voulue par le Directeur et en présence de l’adjoint du Wali (gouverneur) de l’Adrar. Une expression des besoins de cet établissement nous a été remise. Nous la tenons à disposition des lecteurs qui ont des connaissances en milieu hospitalier.

Agueny : Nous constatons que rien de ce qui devait être mis en œuvre n’a été fait pour permettre d’argumenter de la nécessité de nomination d’un enseignant et de la construction de l’école. Nous informons les responsables du village que nous arrêtons notre travail sur ce projet qui ne pourra pas aboutir faute de volonté locale.

Seguelill :une évaluation précise des besoins de l’école conformément à l’engagement pris au printemps avec le chef du village. Une partie du mur de l’école commence à se désolidariser du bâtiment. Il faut intervenir rapidement avant l’hivernage. Le reste des travaux devra faire l’objet d’un projet à part entière.. Nous avons remis vêtements, jouets, dictionnaires, fournitures et manuels scolaires. La distribution de chocolat et de tartines de confitures ont fait la joie des enfants.

2011 : 3 missions

Présenter et valider le projet de construction du complexe scolaire de Madher Tiberguent.

Réceptionner le transport des dons collectés en France et en assurer le stockage.

Evaluation des besoins sur les communes d’El Medah, Awjeft et Atar. Distribution de fournitures scolaires, vêtements et jouets dans chacun des 10 villages visités.

2012 : 2 missions.

Un objectif prioritaire cette année : engager la construction de l’école de Madher Tiberguent.

Si possible, préparer le projet de poste de santé de Zarga

La petite classe actuelle ne peut pas accueillir tous les enfants du village (32) et a besoin continuellement d’être consolidée.

Le projet prévoit la construction d’une classe de 12 m sur 6, d’un local de rangement du matériel pédagogique, du bureau du directeur, d’une bibliothèque et de deux toilettes. L’équipement de la classe est déjà sur place (voir missions 2011).

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1ere mission  2012 : Lancement des travaux

Les autorités ont été associées au montage du projet et ont pu valider le concept porté par l’association. Les villageois devaient quant à eux apporter la main d’œuvre et des matériaux « du terroir ». Nous avons acheté une partie des matériaux de construction à Nouakchott (plus de choix et des prix moins élevés), le reste a été pris à Atar. Les tubes métalliques ont été soudés à l’atelier ABDU Soudure, qui a fait un excellent travail tout en nous faisant une importante remise pour nous remercier de ne pas laisser tomber son pays.

DÂH, a lui aussi tenu compte de notre implication sur le terrain et a assuré le transport par semi-remorque de plus de 62 tonnes de matériaux.

Une réunion a eu lieu devant l’école pour présenter en détail le projet, le chantier qui allait commencer et les enjeux. De nombreux villageois étaient présents, beaucoup, découvrant les besoins qui étaient pourtant connus du chef de village depuis plus d’un an. Une explication « franche et directe » a eu lieu afin que les responsabilités de chacun soit clairement établies et connues de tous.

Le 30 avril, les premiers coups de pioches et de pelles permettaient de niveler le terrain. Marquage au sol, creusement des fondations, scellement des poteaux de renfort des murs, pose des parpaing (« briques ») se sont succéder durant plus de trois semaines.

Le Hakem d’Atar, l’IDEN d’Atar, le Sénateur d’Atar ont tenus à passer voir le chantier et s’enquérir de la santé du Président compte tenu de la forte chaleur continue durant cette période. Ils ont pu appréhender concrètement le futur bâtiment et ses fonctionnalités.

Les femmes du village se sont mobilisées pour, faire le thé, apporter le zrig (lait de chèvres fermenté, sucre & eau) ou les petits en-cas bien sympathiques au moment des pauses.. Chaque midi, une famille différente nous accueillait permettant ainsi de varier le menu unique servi d’habitude (chèvre-couscous).

Le manque de bras courageux a ralenti le creusement des fondations comme il a fait prendre du retard à l’érection des murs. Mais Abdoulaye Bouamou est venu depuis Chinguetti nous prêter main forte durant 4 jours et la petite équipe régulière; Ely Salem (Président des parents d’élèves), Salymona et Abdi constituée autour du président de l’association a relevé le défi avec bonne humeur et volonté de permettre aux enfants d’être scolariser correctement dès 2013.

Durant les travaux, les cours ont été dispensés par Maloum, le directeur de l’école et très efficace délégué de l’association. Les exercices de Français et de maths ont pris un tour très pratique puisque basés sur certains aspects u chantier contigüe à la classe.

 A la fin de la mission, 50% du bâtiment est érigé. La prochaine mission devrait permettre de le mettre hors d’eau et de poser l’isolation du toit. Le maçon local, « le Bombé » qui souhaite s’impliquer a reçu les consignes pour creuser la fosse septique et monter les murs des toilettes. Nous ferons les finitions ensemble.

2eme mission  2012 : Poursuivre le gros oeuvre

Après avoir procédé aux achats programmés à Nouakchott (fenêtres, portes, peinture, accessoires sanitaires, petits outils, etc..), nous pouvons arriver sur le terrain  trois jours après notre arrivée.

La première impression est bien différente de celle vécue en mai : accueil, questions, propositions de participation d’un nombre significatif de villageois. Le temps d’organiser les priorités et de négocier un contrat de prestations avec Bahah, chef du village de Seguelill, pour réaliser les arcades du péristyle dans un temps limité, le chantier peut reprendre vie.

Les services de Sid Ahmed dit « le Bombé », maçon dans ce secteur sont contractualisés pour constituer une deuxième équipe à côté de celle animée par Philippe. Le village fourni de 3 à 5 manœuvres selon les jours. Sid Ahmed fait rapidement avancer le chantier ce qui permet à Philippe d’aller acheter les derniers matériaux à Atar.

Les travaux préparatoires pour le toit sont confiés à Abdu soudure (Atar). Il s’agit de souder et renforcer les tubes métalliques pour constituer la charpente.

Pendant ce temps, Philippe décide de se porter jusqu’à Graret Leghtar (Zarga sur deux jours) pour faire les métrés et identifier les besoins du futur chantier de réhabilitation du bâtiment scolaire rénové en 2009 qui est destiné à devenir un poste de santé, en accord avec les autorités et en application de la convention signée avec le Ministère de la Sante de la R.I.M.  . Nous remettons du matériel d’éveil et des jouets à M’BARKA pour les enfants du jardin d’enfants.

De retour au village, tous les objectifs fixés à Sid Ahmed sont remplis. Le dernier chainage au-dessus des fenêtres et des portes est en cours de coulage. Les piliers du péristyle sont montés en pierres posées, renforcées par un cœur de béton armé. Les moules pour monter les arcades sont enfin livrés.

C’est Philippe qui se charge de compenser l’inefficacité de Bahah qui gère son équipe « à la Mauritanienne » c’est-à-dire que l’on prend près de 6 jours de retard entre les absences, le travail mal fait qui nécessite de le casser pour le refaire et autres manquements aux règles de l’art  qui permettent un travail efficace et convenable. Le contrat n’a pas été respecté : retard de réalisation, et travail de finition bâclé sous les arcades, la demande contractuelle de ne voir que des pierres apparentes n’est pas respectée. Les pénalités prévues au contrat seront donc appliquées.

Les poutres peuvent être scellées et la pose des premières plaques de fibro ciment constituant le toit commence. Quelques erreurs de niveaux et de gestion des intervalles n’empêchent pas d’avancer, mais le vent violent oblige à stopper la pose des plaques pour ne pas les casser mais surtout éviter un accident pour nos amis en équilibre sur les poutres à plus de trois mètres de haut.

Etat des lieux fin 2012 :

Le retard pris en mai a été rattrapé. Nous sommes dans les bornes du calendrier prévisionnel initialement prévu.

Le bâtiment est « hors d’eau », le péristyle est en place, les jonctions latérales sont faites, démoulées et esthétiquement réussies.

 Sur le plan budgétaire, les dépenses supplémentaires (briques, ciment, pierres, transport) nous retirent la possibilité de construire une bibliothèque neuve pour rester dans l’enveloppe prévisionnelle initiale.

Projection 2013 :

Il restera à faire  (contrat de prestation avec “Bombé“)

– Pose de l’isolation du toit : tapis de feuilles de palmiers, banko, deux rangs de « briques », 5 gargouilles,

– Scellement des bas de porte en métal (protection des passages de portes) & fixation des portes et fenêtres,

– Scellement des portes et fenêtres,

– Crépis intérieur de la classe et de la réserve, Crépis du mur extérieur sous le péristyle,

– Coulage de la dalle dans la classe et la réserve après pose d’un treillage en fer à béton,

– Montage des deux estrades façade et surface en pierres,

– Coulage et habillage de la terrasse sous les arcades de la même façon que les estrades,

– Peinture dans la classe et la réserve,

– Pose et connexion du système électrique photovoltaïque,

– pose des tableaux apportés de France et montage du mobilier,

– Réalisation de rayonnages et remise des manuels scolaires, livres et autres supports pédagogiques dans la réserve.

Le challenge est de permettre d’installer les enfants et l’enseignant dans de bonnes conditions dans leur nouvelle école pour la rentrée 2013.

Il faudra aussi étanchéifier le toit de l’ancienne classe pour permettre les finitions (carrelage, crépis, peinture, l’installation et l’équipement de la bibliothèque : pose d’étagères, informatique, livres, dictionnaires, encyclopédies (amenées par camion en Novembre 2011).

2013 : 2 missions

Madher Tiberguent :

Reprise du chantier de construction de l’école. Les enfants finissent l’année scolaire dans la nouvelle classe. La bibliothèque, les toilettes sont opérationnelles pour l’inauguration des locaux par la Wali début 2014.

Agassar :

Comme nous nous y étions engagé en 2011, nous revenons vers ce village pour faire un état des lieux des besoins et de la situation en vue de préparer un programme d’aide et d’accompagnement envisagé à l’horizon 2015..

Zarga :

Situé en pleine “zone rouge“, les précautions en matière de sécurité sont revues à la hausse durant ces deux jours sur Zarga situé à environ 130 Km de notre camp de base. Le compte rendu de cette visite aux autorités a été l’occasion de remettre les choses à leur place avec le DREN et le Wali et de rappeler fermement les attentes qui sont les nôtres et qui déterminent le démarrage (ou pas) du projet. A suivre…

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1 ere mission 2013

Madher Tiberguent

Premières constatations Sid Ahmed “BomBé“ n’a pas rempli son par contrat. Les portes ne sont pas scellées, les finitions autour des ouvertures (fenêtres, portes, et aérations ne sont pas faites, les estrades ont été bâclées et il existe un réel risque de se blesser si on les laisse en l’état. Le dallage de la terrasse sous arcade n’est pas fait. Enfin, la chape intérieure ne permet pas la pose de carrelage tant les différences de niveau sont importantes.

Les pénalités prévues au contrat sont donc appliquées. Cette partie de ce travail supplémentaire sera réalisé par Philippe épaulé par Djah (le nouveau maçon) qui vient terminer les finitions sous les arcades pour corriger le travail désastreux réalisé par Baha en novembre. Il assurera la correction de la chape et les finitions des ouvertures. Le président, fixe les tableaux, refait les estrades et réalise les dallages extérieur sous arcades et devant la bibliothèque.

Zarga :

Après deux semaines d’intense activité pour rattraper le retard, il faut se projeter vers Zarga pour faire un point d’étape sur le projet de poste de santé qui est prévu en 2014. Les alertes du MAE français nous confortent dans la prise de mesure de sécurité plus stricte que d’habitude, mais tout ira bien et la Gendarmerie Mauritanienne sera très attentive à nous « suivre » et à garder le contact.

Taghla la jeune femme pressentie pour assurer la veille sanitaire sur ce village a été formée aux premiers soins et premier secours. Nous lui remettons une petite panoplie de pansements et de médicaments de base. Nous allons aussi expertiser les travaux à faire pour adapter le bâtiment et les installations d’équipement dans le poste.

Le directeur de l’école qui s’est installé dans le bâtiment pour en faire un logement de fonction est rappelé à ses obligations et aux décisions prises par le Wali il y a déjà 6 mois : il doit libérer le bâtiment avant le printemps prochain. Nous aurons l’occasion de souligner ces points de difficultés au Préfet, IDEN, représentant du DREN et bien sûr au Wali à qui nous faisons un compte rendu complet de nos observations de terrain.

Le Maire d’AIN SAVRA, le chaleureux et très dynamique Idoumou fera le voyage depuis sa commune pour nous rencontrer chez Zeidane, puis ensuite viendra jusqu’à Madher pour visiter la nouvelle école.

Madher Tiberguent

Durant ces 4 jours de «pause», Ely Salem et les petits manœuvres (« Bébé » et Lemine) ont ponçés les murs. Dès le retour, Philippe commence la peinture. Les deux couleurs retenues par les mamans et les enfants habillent les murs.

Le socle pour fixer Nous réalisons une réplique en pierres du drapeau National qui constitue un socle pour fixer un mât et permettre la levée des couleurs.

Il est temps de ramener le mobilier dans la classe. Ely Salem s’en charge entre deux débandades de son âne. Le nettoyage des chaises et tables puis le montage des pupitres sera fait rapidement si bien que nous pouvons faire la surprise aux enfants le dimanche matin, jour de reprise de la classe : ils vont suivre les cours dans la nouvelle classe jusqu’aux vacances le 25 juin. L’IDEN d’Atar, notre ami “ARDA“, assiste à cette rentrée exceptionnelle qui s’effectue avec 5 mois d’avance (elle n’était programmée que mi-octobre)

Djah signe une convention de prestation pour réhabiliter l’ancienne classe car les pluies de l’hivernage 2012 ont beaucoup plus détériorées le bâtiment que prévu. Il faut couler une armature en béton armé pour ne pas risquer de voir la future bibliothèque s’écrouler d’ici deux ans.

L’IDEN d’Atar organise depuis 2012 une remise des prix pour les lauréats du concours d’entrée au collège. Chaque 1er au classement des catégories retenues sont primés : par matières, par école, par commune, etc. Au total pas moins de 92 enfants doivent recevoir un prix. Le succès de l’an passé a permis de remobiliser les énergies autour du Directeur départemental qui avait essuyé des critiques malgré son investissement auprès des enfants et des enseignants.

Notre ONG a décidé dès l’an passé d’apporter son soutien à cette belle initiative, d’abord en cédant 5 ordinateurs (don de FranceAgrimer, de la ville de Boulogne-Billancourt et de l’Agence de Services et de Paiement) en 2012 pour faciliter l’enregistrement des résultats et le choix des lauréats. En 2013, nous avons remis 58 dictionnaires et une centaine de livres de bibliothèques à notre ami « Arda ». Nous souhaitons bonne chance aux enfants qui vont entrer au collège.

2 ème mission 2013

Madher Tiberguent

En septembre, le bâtiment de l’ancienne classe destiné à devenir la bibliothèque et qui n’a pas pu être consolidé en mai a souffert des pluies. Des fissures importantes sont apparues dans les murs de banko et des infiltrations ont eu lieu à partir du toit. Les poutres métalliques (longerons de camion) sont devenues trop lourdes pour la structure ancienne de ce bâtiment. Les photos envoyées par Maloum témoignent de cet état. Il est donc décidé de ne pas laisser la dégradation prendre de l’ampleur, sinon il faudra reconstruire complètement un lieu pour accueillir la bibliothèque.

Six poteaux et un chainage en béton armé sont coulés par Djah, le maçon. Le toit est complètement démonté et refait avec un film plastique pour l’étanchéité, des feuilles de palmiers pour l’isolation et du banko pour la solidité de l’ensemble. Il scelle les 3 fenêtres prévues et la nouvelle porte, refait le crépi intérieur et extérieur et coule la dalle de sol.

La mission commence par l’achat du matériel photovoltaïque en collaboration avec l’ADER. L’installation et les branchements se feront en trois jours. Puis nous allons chercher des pierres plates chez Bahah pour constituer les étagères (après découpe) de la bibliothèque. Les murs sont poncés et peints après avoir fixées les étagères. Le carrelage est posé. La bibliothèque n’attend plus que les livres soient installés au retour d’Agassar.

Agassar :

Visité en 2011 avec Philippe & Dominique, le village perché sur un petit promontoire est bordé par un Wad et une palmeraie, mais ce cadre idyllique cache une pauvreté endémique et pour le rallier (75 Km de “piste“) il faut 3h30 tant ce secteur est enclavé et difficile d’accès.

Dès l’arrivée nous procédons au repérage de ce qui pourrait devenir l’un de nos projets futurs (2015). Philippe assure la distribution de plus de 250 cahiers et des fournitures scolaires aux enfants devant l’école. Puis, environ 900 vêtements (sans compter les chaussettes, gants et casquettes) seront remis aux enfants qui se présentent avec leur Maman.

L’état de l’école (3 bâtiments dont un par terre), l’état sanitaire (pas de structure), les besoins des coopératives de femmes sont au menu des visites et échanges. Les débats vifs entre habitants démontrent qu’il y a des clans et des tensions chacun essayant de tirer la couverture à lui.  Nous devons remettre les points sur les i et décidons d’attendre que la situation locale se décante pour reprendre le processus.

Le 1er janvier, nous iront rendre visite aux 8 hameaux qui constituent le village pour présenter l’ONG et expliquer notre démarche et notre indépendance vis-à-vis des groupes de pression, des clans ou des familles. Certains hameaux n’ont jamais vu une ONG chez eux depuis qu’ils se sont installés là.

Le soir, les femmes ont organisées une fête pour remercier Medrassa de son action pour le village.

Madher Tiberguent

Le 4 janvier 2014, c’est l’inauguration à laquelle assistent près de 80 personnes

Le Wali (Gouverneur) de la Région entouré du Hakem (Préfet), de parlementaires, d’élus, des directeurs d’administrations et du Commandant régional de la sécurité a tenu à présider cette. De l’allocution empreinte de reconnaissance et de souhaist de développer notre partenariat, Je retiens en particulier parmi ses mots : »il n’y a pas d’équivalent dans tout le pays, au nom de mon pays et de ses habitants, merci Philippe pour ce que tu as réalisé ici, merci aux membres de l’ONG d’avoir préparé la réalisation de ce projet par votre bénévolat et votre travail France , merci la France ».

La journée a été riche en échanges et palabres. De nombreux participants nous ont été adressés un appel pour les aider à réaliser d’autres projets dans leur village, chacun soulignant la fierté d’avoir ce bel outil pédagogique dans leur région. Cette cérémonie a permis aux villageois mais aussi à de nombreux chefs de villages et Maires venus parfois de loin de s’entretenir des problèmes qu’ils rencontrent avec les responsables présents.

J’ai vécu la construction de l’école de Madher Tiberguent comme une formidable « aventure », compliquée parfois, prenante souvent, épuisante physiquement mais ce qui reste de cette somme énorme d’investissement c’est une expérience riche sur le plan humain, intellectuel et culturel. Elle a été l’occasion de mutualiser des énergies si éloignées dans leur mode de vie ou leur sensibilité : administrations, entreprises, fondation, financeurs, bénévoles, villageois, écoles et enseignants.

Au regard des difficultés rencontrées, du manque de mobilisation des villageois, de la distance du chef du village, il y a l’attention des autorités en particuliers des forces de sécurité, les encouragements des mamans du village et bien sûr, et surtout, les sourires et les étoiles qui brillent dans les yeux des enfants. Les voir en Mai s’installer dans leur nouvelle classe a été un moment privilégié.

Comme je l’ai dit dans mon discours inaugural, face aux édiles de la région : « ma première pensée et mes remerciements les plus chaleureux vont à celles et ceux, qui en France travaillent chaque jour bénévolement pour faire vivre l’ONG, à celles et ceux qui ont financé le projet, à vous tous qui me faite confiance et qui m’avez donné la force et la volonté de gagner ce pari sur le dénuement dans lequel étaient ces enfants. »

Je dois avouer que je n’ai pas pu cacher mon émotion le jour de l’inauguration entouré des enfants et de celles et ceux qui ont jouer le jeu sur place en me soutenant et en m’apportant l’aide et le réconfort indispensable pour tenir.

Cette émotion et cette reconnaissance envers vous reste toujours aussi vive, en particulier en écrivant ces quelques mots.

Du fond du cœur merci à tous.

2014 : 2 missions

Effectuer les dernières finitions sur le complexe scolaire de Madher Tiberguent.

Clarifier la situation sur Zarga et lancer le programme du poste de santé.

Mettre en œuvre le projet sur Agassar : réfection d’un bâtiment de l’école, possibilité de sanitaires, aménagement d’un bâtiment existant pour permettre à l’agent de santé de recevoir le public.

Evaluation des besoins sur le village de Téménérout.

1 ere mission 2014 : Préparation des futurs programmes :

Finaliser le dossier d’inscription du jeune Ahmed auprès de l’ONG « la chaine de l’espoir » en vue d’une opération. Dans la dernière ligne droite, certains éléments de la famille s’opposeront à l’intervention chirurgicale Ahmed gardera son handicap son Papa n’ayant pas eu le courage de braver les difficultés.

Madher Tiberguent :

Terminer l’habillage extérieur du bâtiment principal : crépis et poteaux de pierres. Le travail de Djah, le maçon, est de qualité.

Si nous arrivons à dégager des marges budgétaires, il sera possible de faire la même chose pour la bibliothèque.

Zarga :

Malgré de nombreuses relances auprès de la DRASS et les déclarations d’intentions favorables du Wali, rien ne se concrétise côté administration jusqu’à un courrier adressé aux différentes parties et au Ministère de la Santé en mars 2014. La nomination d’un nouveau DRAS auquel l’ONG écrit début juin 2014 permet enfin un entretien franc et constructif.

Le Directeur Régional attentif aux arguments exposés signe l’autorisation de travaux le 30 juin.

Téménérout :

Les autirités régionales et préfectorales sollicitent l’ONG Medrassa du désert pour évaluer les possibilités de créer un point de santé sur ce territoire excentré sujet à de fortes tensions sanitaires après l’hivernage.

Nous emmenons le chef du village Mohamed Salem Sidi Abdallah et trois notables locaux depuis El Meddah, avec nos moyens de transport jusqu’à Téménérout,. Il n’y a aucun bâtiment en bon état susceptible d’accueillir le point sanitaire. Au cœur du village, à environ 200 mètres de l’école, un bâtiment répond à notre besoin mais un mur et le toit sont tombés, le reste du bâtiment est très fragilisé. Il faut construire “du neuf“ en utilisant les matériaux de cette « ruine“.

Philippe rédige une lettre de demande destinée aux autorités. Les responsables du village, sous couvert du maire d’El Meddah (commune de rattachement), doivent obtenir les autorisations des administrations départementales et régionales. Maloum, notre délégué est en charge du suivi de cette demande aux différents échelons décisionnels.

Agassar :

–           Enrichir la connaissance et les relations avec les habitants d’Agassar d’El Meddah et affiner le projet 2015 sur ce village : réfection d’un bâtiment de l’école, possibilité de sanitaires, aménagement d’un bâtiment existant pour permettre à l’agent de santé de recevoir le public.

C’était aussi l’occasion de livrer l’aide promise à certaines associations ou coopératives qui en avaient fait la demande : machine à coudre et pompe à eau.

La demande en matière de soins de base (pansements, médicaments, etc.) est très forte pour des personnes venues parfois de loin. Cette situation est anormale compte tenu du fait qu’il existe un dispensaire à El Meddah et des assistants de soins dans les villages. Le prix des médicaments que les patients doivent payer est le frein principal à l’utilisation des points sanitaires, alors que ces médicaments sortent des cartons « UNICEF » donc sont gratuits.

Maloum, le délégué de l’Adrar, avait reçu consigne d’aller sur place mobiliser le village avant le début de la mission afin de cerner les dernières difficultés éventuelles et d’évaluer d’autres solutions avec les responsables du village dans la continuité des conversations engagées en janvier. Il emmène avec lui le maçon attitré de l’ONG. L’expérience de Madher Tiberguent impose d’être prudent et intransigeant sur certains points. Le compte rendu qu’il fera au Président permet d’envisager l’engagement du budget, après une visite sur le terrain lors de la mission

Le festival des villes anciennes se déroulant à partir du 4 janvier, nous en avons profité pour faire de belles emplettes d’artisanat local qui seront proposées à la vente sur les stands au cours de l’année. La directrice de l’Office du tourisme national a souhaité que notre ONG soit présente à ses côtés durant la visite du Président de la République de Mauritanie qui a inauguré cette manifestation. Après une brève présentation, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a posé quelques questions à notre président (d’ONG seulement) concernant l’activité et les secteurs d’interventions, nous remerciant de notre apport aux efforts de redressement du Pays.

A partir du 5 janvier, une évaluation du stock et surtout de son état est faite. Les conditions de travail sont devenues très contraignantes et difficilement supportables (chaleur, poussière, manque de place, etc..) dans cette case construite en 2010 que les intempéries et surtout le vent a considérablement détériorée. L’achat quasi annuel de bâche pour limiter les infiltrations de pluies n’ont pas empêchées les termites d’envahir certains cartons, en particulier de livres. 

  2eme mission 2014 :

L’objectif était de mener à bien la rénovation d’un bâtiment déjà consolidé en 2009 qui devait servir d’appoint aux instituteurs pour les cours de remédiation ou d’alphabétisation des femmes du village.

La mission & les travaux :

ZARGA

Après une seule journée à Nouakchott, nous partons directement pour Graret Leghtar afin de faire un choix des 2 options proposées par Maloum et le village suite à la mission qu’il a reçu du président d’évaluer d’autres options que celle initialement arrêtée.
En effet, depuis deux ans, le projet se base sur l’utilisation d’un bâtiment rénové par l’ONG pour assurer des cours du soir et l’alphabétisation des femmes du village en dehors des heures scolaires. Le directeur de l’école n’a jamais respecté ses engagements en la matière et s’est approprié le local à des fins personnelles.
Les discussions avec les autorités ont toutes abouties à un accord pour transformer ce bâtiment en accueil santé, en particulier à travers une convention signée avec le Ministère de la santé. Seul le DREN, ne répond à aucune des questions (quand nous pouvons le trouver dans son bureau) et met un malin plaisir à poser des problèmes et des pseudos barrages réglementaires (dont il est incapable de nous fournir les pièces justificatives) à notre activité. Son jeu politique et ses protections occultes trouvent là une illustration édifiante de l’absence de sens du service public et de respect des bonnes volontés venus de l’étranger pour aider au développement de la RIM.
La décision est prise de ne plus utiliser le bâtiment scolaire, qui compte tenu de l’attitude du DREN ne sera plus entretenu par l’ONG, c’est au propriétaire d’assumer ses responsabilités donc à l’Education Nationale Mauritanienne. 

Une pièce au bord de la piste qui traverse le village, à environ 200 mètres de l’école est retenu.
Attenante à une boutique, ce bâtiment est sain, avec une surface de 5m x 4m, deux portes dont une à changer, une ouverture à l’abri du vent et une isolation (banko & palmier) en bon état. 

Nous repartons à Atar pour :
– Signer l’acte notarié, nous transférant la propriété du bâtiment.
– Acheter les matériaux pour effectuer la première tranche des travaux.

Le 21 décembre, le chantier démarre. Les volontaires du village ne font pas défaut et seront même parfois trop nombreux certains jours. En 8 jours, la 2eme porte est murée en partie, le crépis intérieur est refait, la dalle de sol est coulée, le renforcement des bords de toit est fait, le tableau mural est fixé, la terrasse devant le bâtiment est réalisée et la peinture intérieure terminée.

Dans la nuit du 28 au 29, le père d’Alia fait plus de 5 Km dans le désert pour venir à la case où nous sommes logés. Sa fille est malade, elle a mal et ne répond plus. Nous partons au village et le président constate qu’elle respire mal, elle a des convulsions, les yeux révulsés, le ventre extrêmement dur et une tension à plus de 20. La décision est rapidement prise de l’emmener à l’hôpital d’Atar distant de 50Km (de piste). Dès que nous avons le réseau téléphonique, le directeur de l’hôpital est alerté et à notre arrivée, 20 mn plus tard, l’équipe médicale la prend en charge. En situation d’éclampsie, l’urgence de soins est devenue vitale. Malheureusement le bébé ne survivra pas mais Alia sera sortie d’affaire après 72h de forte inquiétude.
je dois rendre hommage à l’équipe médicale pour sa mobilisation remarquable et en particulier à l’efficace Directeur de l’Hôpital d’Atar pour sa réactivité et sa disponibilité dès que nous le sollicitons. Durant cette journée, Maloum et Djah, le maçon ont continué le travail.
Dès le 29 en fin d’après-midi, le carrelage est fini de poser.
La porte et les volets de protection sont renforcés, des plaques de plexiglass sont fixées par joints silicones pour laisser passer la lumière et un muret de pierres est construit sur la partie de terrain attenant au local de santé délimitant l’espace santé et permettant aux patients d’attendre leur tour assis.
La première phase de travaux est terminée le 31 au soir
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 CHINGUETTI

Nous nous rendons à Chinguetti pour faire un compte rendu verbal de la mission et des travaux au Hakem (Préfet), DASS, maire et au Commandant de Gendarmerie du secteur qui était venu à Zarga pour voir si tout se passait bien.
Le président a présenté les réalisations à l’hôpital de Chinguetti et en particulier à Amanda, médecin Américaine et responsable d’une ONG traitant des problèmes de dénutrition des enfants.
La collaboration de nos deux ONG parait en bonne voie puisqu’Amanda et son équipe pourront utiliser le poste de santé de Graret Leghtar dès son ouverture courant 2015 et ainsi ne plus être en proie aux dissensions internes au village. La possibilité d’emmener un soignant avec nous sur d’autres sites est aussi possible pour les futures missions
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MADHER TIBERGUENT

L’essentiel du programme porte sur des démarches administratives ou de contacts locaux ou encore de relevé de situation en vue de l’élaboration des programmes 2015-2016-2017, qu’ils faut dès maintenant préparés et construire compte tenu des difficultés croissante à mobiliser les budgets nécessaires et des délais de réponses des différents échelons de l’administration Mauritanienne (quand nous avons une réponse).

2015  :

Les missions se déroule du 7 juin au 6 juillet et du 7 octobre au 5 novembre 2015 . Les conditions climatiques ont été éprouvantes tant les températures ont été élevées et le vent tempétueux une bonne moitié du temps lors de la 1ere mission. Ces conditions extrêmes ont quelque peu retardée l’exécution des travaux et dans certains cas n’ont pas permis de les réaliser. En octobre, ce sont les orages violents qui ont posés problèmes.

 L’objectif prioritaire était de terminer et d’ouvrir le poste de santé de Graret Leghtar sur le secteur “Zarga“. Par ailleurs, l’assemblée générale des adhérents avait votée à l’unanimité l’acquisition d’un local “en dur“ à Madher Tiberguent. La mise en œuvre des premières améliorations et la sécurisation du site était au programme.

Enfin, un cours séjour à El Medah devait permettre de s’assurer que le projet de poste de santé à Temenerout pouvait être programmé en 2016 sans trop de mauvaises surprises.

 Mais il a fallu intervenir d’urgence sur l’école de Madher Tiberguent endommagée par les intempéries : toit détérioré avec fuite dans la classe, système photovoltaïque détruit par le vent.

 La mission & les travaux :

Nous avons passé deux jours à Nouakchott pour acheter les matériels nécessaires aux travaux programmés pour cette mission.

 Première difficulté qui se confirme, le taux de change très bas consomme la totalité du budget prévu pour l’année. Il ne sera pas possible d’engager un nouveau chantier en 2015.

 Conséquence immédiate, le choix d’un système photovoltaïque pour le poste de santé est abandonné. Il sera équipé d’un groupe électrogène suffisamment puissant pour éclairer la pièce et alimenter un ordinateur et les équipements que des praticiens de santé pourraient utiliser sur le site (dentiste, médecin, etc..).

 Sur le chemin d’Atar, nous faisons un arrêt à Akjoujt chez notre ami Arda, Directeur Régional de l’Education Nationale, pour détailler les activités que nous pourrions développer dans les 27 écoles de l’Inchiri. C’est aussi l’occasion de faire fabriquer le portail et le portillon du siège de l’ONG en RIM par le forgeron Matala qui a fait un énorme travail en deux jours.

 Après une journée à Madher Tiberguent pour prendre les outils et équipements pour le poste de santé, nous partons à Atar afin d’acheter le reste des matériaux, prendre contact avec le Wali, le DRAS pour présenter les axes de la mission. Les autorités chargées de la sécurité sont informées de notre séjour et du périple des prochains jours.

ZARGA

Nous sommes à pied d’œuvre à Zarga. L’accueil du chef du village n’est pas des plus chaleureux et nous constatons que l’auxiliaire de santé qui devait être présente en particulier pour être formée à la gestion des stocks et à la comptabilité du site, est partie pour Nouakchott. C’est la 3eme fois que cela se produit et cela avec l’accord du chef de village qui ne nous a pas prévenus.

 Les travaux d’électrification sont engagés de suite : construction d’un petit abri pour le groupe réalisé par Djah (le maçon), pose des câbles, interrupteurs, prises et ampoules par Philippe. Réparation du carrelage et montage des meubles. Peinture extérieure pour identifier le lieu de loin. Le 15 le site est prêt.

CHINGUETTI

Nous partons pour Chinguetti et nous emmenons trois malades dont deux sont très affaiblis et qui toussent  fortement. Nous prenons les précautions d’usage car suspectons un début de tuberculose. A l’hôpital espagnol, Amanda le médecin diagnostiquera une pneumonie aiguë.

Le Hakem de Chinguetti nous reçoit. Le président expose les difficultés, réalisations et propositions pour faire fonctionner correctement le poste de santé. Il explique pourquoi les médicaments n’ont pas été achetés.

Le Préfet, entouré de son équipe et du chef de tribu qu’il a convoqué, prend immédiatement les décisions qui s’imposent :

– L’auxiliaire du village, Taghla, sera remplacée par deux personnes volontaires, un homme et une femme qui entreront en formation de 45 j dès l’automne à l’Hôpital de Chinguetti.

– Le chef de tribu est chargé de corriger les dysfonctionnements au sein du village où le chef de village, Zeidane, est fortement contesté et n’assure plus la cohésion d’ensemble de la communauté, mais semble agir pour son propre compte.

– L’agrément à la CAMEC a été validé, nous achèterons les médicaments et nécessaires de soins, formerons les auxiliaires à la gestion de site au cours de la prochaine mission.

 Enfin, le principe d’une petite cérémonie d’inauguration est acté, ce qui devrait permettre de réunir tous les acteurs de ce secteur et de rappeler les principes de fonctionnement et d’entraide que porte l’ONG.

LOCAL – MADHER TIBERGUENT

Notre maçon a refait l’étanchéité des toits des 3 bâtiments, refait le crépi des murs d’enceinte et déplacé l’un d’entre eux pour permettre l’alignement de la structure, le creusement d’une fosse septique et la construction de toilettes sans casser le garage traditionnel. Un mur de séparation avec l’ancien propriétaire a été construit. Maloum s’est occupé du raccordement au réseau d’eau courante.

 Durant 3 jours par une chaleur infernale et sous le vent violent, nous déménageons l’ancienne réserve (la case construite près de chez Hadramy) devenue insalubre et obsolète. Les termites ont endommagés 26 cartons de déménagement essentiellement de livres, mais aussi de vêtements et un de fournitures scolaires (cahiers). Les dégâts sont moins importants que l’on craignait, car pour la plupart, seuls les cartons sont infectés, pas le contenu. Par précaution, aucun objet ne sera ramené dans les nouveaux locaux et les dons conservés seront distribués lors de la prochaine mission.

 Les objets sont rangés par thème dans des bâtiments différents et l’inventaire est mis à jour au fur et à mesure. A la fin de cette opération, il n’y a plus aucun élément appartenant à l’ONG dispersé sur des sites différents. Tout est regroupé sur notre plate-forme logistique qui sera identifiée comme le siège de la délégation en République Islamique de Mauritanie.

 En octobre, la case n’existe plus, détruite lors d’une tornade. Heureusement que nous avions pu déménager en juin, sinon c’est le travail de collecte, d’affrètement et de stockage de 3 ans qui auraient été perdu.

 Côté travaux, l’évacuation des toilettes est faite, la dalle coulée, les sanitaires installés et raccordés. La porte est fabriquée avec des planches de récupération. Le scellement du portail sera compliqué par les bourrasques de vent mais réalisé avant la fin de la mission.

Le logement est aménagé: nattes au sol, armoire de rangement et consolidation des fenêtres pour limiter l’entrée du sable.

 En octobre, l’urgence est de revoir complètement les niveaux du sol de la cours car les pluies n’ont pas pu s’évacuer. Nous en profitons pour apporter un revêtement de graviers fins et créer un petit potager. Des arbustes sont plantés côté soleil dominant pour protéger les bâtiments de la chaleur et du vent. 

El MEDAH – TEMENEROUT

Le déplacement à El Medah a lieu en milieu de mission. C’est l’occasion sur place de visiter à nouveau les hameaux alentours, de prodiguer des soins basiques (pansements, désinfection de plaies, soins des yeux,etc..) et de revoir des familles dont l’accueil est toujours aussi chaleureux. Nous pouvons ainsi développer encore les liens avec la coopérative de femmes d’Agassar.

Les édiles de Temenerout ont confirmés leur attachement au projet 2016. Il va falloir maintenant trouver les financements car l’ONG ne dispose pas encore des moyens pour réaliser ce programme dans sa totalité. Il est probable que le poste de santé de Temenerout ne sera opérationnel que courant d’année 2017. 

ATAR – NOUAKCHOTT

En fin de mission, nous rencontrons l’adjoint du DRAS pour lui transmettre les éléments de déroulement de la mission et faire un point de situation sur les programmes de son secteur.

La Wali a la gentillesse de nous recevoir malgré sa blessure pour prendre connaissance de la progression des projets. Il accepte de présider l’inauguration du poste de santé de ZARGA en décembre 2015

 Nous sommes reçus au Ministère de l’Education Nationale par le tout nouveau secrétaire général qui accueille très positivement notre démarche de partenariat. Nous renouvelons notre volonté de signer une convention, initiative qui n’a pas reçue d’écho depuis 2011 malgré plusieurs démarches, dépôt de dossiers, courriers ou rencontres avec d’éminents conseillers du Ministre.

 C’est aussi l’occasion de rappeler la lettre adressée au Ministre en janvier 2014 sous couvert du DREN de l’ADRAR restée sans réponse. Nous avons renouvelé la demande d’ouverture de classe à Madher Tiberguent, lieu d’implantation d’une école neuve pouvant accueillir immédiatement 70 enfants en âge scolaire dans deux salles et si le besoin se fait sentir d’équiper la bibliothèque en salle de classe.

 L’année de l’éducation décrétée par le Président de la République verrait une réalisation concrète avec la mise en oeuvre de cet objectif qui illustrerait par ailleurs la possibilité de mutualiser des moyens (matériels, humains et pédagogiques) en un seul lieu, central, par rapport aux implantations anarchiques de ce secteur.

 Enfin, nous avons officiellement posé la question du coût de fonctionnement des écoles et en particulier celle de Madher Tiberguent, pour laquelle deux demandes écrites ont été remises au Maire d’Aine Ehel Tayaa : le recrutement d’un gardien et la gratuité des consommations d’eau. Aucune de ces demandes n’a reçue de réponse à ce jour malgré les relances de notre délégué sur place.

2016 :

La mission se déroule du 17 Avril au 13 mai 2016. Les conditions climatiques ont été éprouvantes tant les températures ont été élevées et le vent tempétueux une bonne moitié du temps. Ces conditions extrêmes ont quelque peu retardée l’exécution des travaux et dans certains cas n’ont pas permis de les réaliser.

L’objectif prioritaire était de réparer l’école de Madher Tiberguent. Par ailleurs, à la suite de l’acquisition d’un local “en dur“ à Madher Tiberguent, la mise en œuvre de la sécurisation du site était au programme.
Enfin, un cours séjour à El Medah devait permettre de s’assurer que le projet de poste de santé à Temenerout pouvait être programmé en 2016 sans trop de mauvaises surprises et de préparer le début des travaux .

 La mission & les travaux :

 Trois actions majeures au programme :
1 – La réparation des dégâts causés par les tornades sur l’école de Madher que nous avions construite en 2012-2013.
C’est fait. Sans toucher à l’existant, nous avons rehaussé le mur, augmenté la pente, et posé un 2e toit en créant un vide d’air entre le toit et le plafond. Il nous reste à réparer le système photovoltaïque avant l’hiver.

2 – Finir les travaux de notre local.
Les 3 portes ont été changées ainsi que 6 fenêtres. Un petit local a été construit pour abriter le compteur d’eau. Les fenêtres sont dotées de moustiquaires car un intrus (scorpion) s’est invité et cela protège bien du sable. Nos plantations d’arbres ont réussies, il y en aura d’autres pour plus de fraicheur et de rempart contre le vent.
Le potager à produit ses premiers légumes : betteraves rouges, carottes, courgettes et un petit melon.

3 – Préparer le chantier de Temenerout.
Un premier déplacement au début de mission avec Djah notre maçon a permis de réviser les besoins (au regard des moyens budgétaires).
En revanche, la mauvaise surprise c’est l’état de l’école. Le toit est partiellement tombé, les fenêtres sont un souvenir et il y fait une chaleur insupportable. Les villageois ont tenté des réparations mais notre aide est indispensable dans ce village où les bonnes volontés ne se font pas prier.
Notre venue au village, très attendue, a permis à 47 personnes de venir solliciter des soins de premières nécessités.
En fin de mission, nous avons acheminé les matériaux utiles à la construction d’une 1ere tranche du poste de santé : les fondations et une partie de mur ont été faites. Djah peut continuer durant l’été selon les plans et la convention signée avec lui. Le gain de temps sera utilisé à l’automne pour l’école
A Seguelill, notre ami Bahah nous a appelés au secours, le toit d’une classe est en partie tombé. Nous avons sécurisé l’ensemble et donné les conseils pour les réparations.
Enfin, nous avons pu avoir de longs et très constructifs entretiens avec le nouveau Wali, le nouveau Préfet et les directeurs régionaux. Nous sommes reçus au Ministère de l’Education Nationale par le tout nouveau secrétaire général qui accueille très positivement notre démarche de partenariat. Nous renouvelons notre volonté de signer une convention, initiative qui n’a pas reçue d’écho depuis 2011 malgré plusieurs démarches, dépôt de dossiers, courriers ou rencontres avec d’éminents conseillers du Ministre.

C’est aussi l’occasion de rappeler la lettre adressée au Ministre en janvier 2014 sous couvert du DREN de l’ADRAR restée sans réponse. Nous avons renouvelé la demande d’ouverture de classe à Madher Tiberguent, lieu d’implantation d’une école neuve pouvant accueillir immédiatement 70 enfants en âge scolaire dans deux salles et si le besoin se fait sentir d’équiper la bibliothèque en salle de classe.

L’année de l’éducation décrétée par le Président de la République verrait une réalisation concrète avec la mise en oeuvre de cet objectif qui illustrerait par ailleurs la possibilité de mutualiser des moyens (matériels, humains et pédagogiques) en un seul lieu, central, par rapport aux implantations anarchiques de ce secteur.

Enfin, nous avons officiellement posé la question du coût de fonctionnement des écoles et en particulier celle de Madher Tiberguent, pour laquelle deux demandes écrites ont été remises au Maire d’Aine Ehel Tayaa : le recrutement d’un gardien et la gratuité des consommations d’eau. Aucune de ces demandes n’a reçue de réponse à ce jour malgré les relances de notre délégué sur place.

2017

La mission se déroule du 23 mars au 17 Avril 2017. Le plan de charge était important et la durée de la mission relativement courte ce qui ajouté au vent en rafale qui a soufflé durant 2 semaines ont quelque peu retardée l’exécution des travaux d’urgence et pour le poste de santé de Temenerout n’ont pas permis de progresser.

L’objectif prioritaire était de réparer l’école de Temenerout durement endommagée par les orages d’octobre 2016. Par ailleurs, à notre local à lui aussi subit des dégâts au niveau de la toiture. Enfin, l’état de l’habitation de notre délégué, ne permettait plus d’y loger dans des conditions acceptables en particulier pour ses 4 enfants

Il fallait aussi ne pas négliger les échanges de perspectives et de projets avec nos interlocuteurs administratifs avec qui nous entretenons des relations cordiales et constructives. Plusieurs réunions de travail ont eu lieu, débouchant sur la volonté partagée de résoudre le problème de deux villages : Tentemdeje et Lemeïleh. Ce sera le projet majeur 2018-2019 si tous les paramètres les bonnes volontés et les financements sont au rendez-vous.

La mission & les travaux :

Nous avons passé deux jours à Nouakchott pour acheter une partie des matériaux nécessaires aux travaux programmés pour cette mission, mais aussi pour retrouver l’utilisation de nos abonnements téléphoniques.

Arrivé à Madher-Tiberguent, le maçon convoqué sur place estime avec nous les besoins pour couvrir toutes les réparations sur les 3 chantiers prévus. La perte de temps n’est pas de mise car les distances entre chaque point d’intervention nécessitent de deux à trois heures de transport.

Direction Atar, le 27 mars pour effectuer les derniers achats, organiser le transport vers Temenerout que nous rallierons le 28 dans la journée. Le travail peut commencer.

TEMENEROUT

Dès notre arrivée, l’équipe constituée de Djah et Brahim démonte les toits des deux classes dont l’un avait été consolidé en octobre pour permettre la tenue des cours en alternance matin/soir.

Le 29 5 villageois sont à nos côtés pour prêter main forte. Ce sera le nombre minimum de participants car la mobilisation et l’efficacité des manœuvres seront remarquables.

2 Piliers en béton armé sont coulés au centre de chaque classe pour soutenir la charpente qui est constituée de tube de métal puis de chevrons, le tout scellé dans le mur. Sur cette l’armature charpentière, un tapis isolant recouvert de feuilles de palmiers assure l’étanchéité et l’isolation contre la chaleur. Une couche de banko est projetée par-dessus cet ensemble. Il nous aura fallu deux jours de plus que prévu pour réaliser ce travail car nous étions en permanence déséquilibrés par les bourrasques de vent.

Parallèlement, la pose des fenêtres est engagé ainsi que la fermeture de 4 ouverture avec des pavés de verres qui permettront à la lumière de passer mais empêcheront le vent et donc le sable d’envahir les classes.

Une jeune fille se plaint de violent maux de tête. Nous l’évacuons avec notre véhicule jusqu’au dispensaire d’El Medah où elle est prise en charge par l’infirmier. Retour au village au petit matin et reprise du chantier.

La rentrée des classes est programmée le 3 avril, les enfants de Temenerout sont à l’abri dans des locaux fonctionnels même s’il reste des fenêtres et la porte à réparer. Les finitions dont la dalle au sol seront faites lors de la 2e mission 2017.

AMARYA

C’est le nouveau village où Maaloum a été nommé directeur, au nord d’Atar. Le jour de la rentrée, nous procédons à une distribution de fournitures scolaires aux 76 enfants scolarisés dans cette école. A partir des dons récoltés en France et des achats complémentaires faits à Nouakchott nous équipons chaque enfant d’une trousse garnie, d’une règle, d’un taille crayon, d’une gomme et de 3 cahiers. Les enseignants reçoivent leur dotation aussi et le directeur prend possession d’un PC portable donné par l’INAO (configuré par un agent de France Agrimer) et d’un écran plat don de l’Agence de Services et de Paiement.

Le deuxième jour, l’enseignant étant souffrant, le président de l’ONG s’est confronté à l’animation de classe avec les petits et à parler en Asshania avec les grands qui devaient répondre en Français. Moment inoubliable de volonté d’échanger et de se comprendre mais aussi de fou rire.

Chacune des soirées a été mise à profit pour visiter les familles du village qui ont fait un accueil très chaleureux. Il était bien difficile de partir d’un lieu pour en découvrir un autre et ne frustrer personne.

MADHER TIBERGUENT    

Le local de l’ONG :

Le toit du “garage“ est un souvenir. Des fuites très importantes ont eu lieu dans deux bâtiments, celui qui abrite la pièce d’habitation et celui où sont entreposé les matériels pour les travaux ou les pièces de mobiliers non encore distribués.

Le troisième, celui où sont les dons de livres, vêtements, matériel paramédical, jouets et ordinateurs n’a pas trop de dégâts dus à la pluie mais les termites elles en ont fait.

Les toits sont en banko. La pluie s’est infiltrée dans les fissures et les joints (quand il y en a). Après avoir rebouché correctement les fissures, le travail de réparation consiste à poser un film plastique (tapisGliss) sur le banko existant qui remonte sur les côtés des parois hautes du toit. Puis de couler une dalle de béton armé (grillage).

Il faut aussi nettoyer les pièces où s’est accumulé le banko raviné par la pluie.

Le toit du local “technique“ (compteur d’eau, produits dangereux, etc…) est posé et celui du garage est refait avec des chevrons et rouleaux de feuilles de palmier tressés par Djah et Brahim.

Un système d’éclairage par détection infrarouge est installé pour dissuader d’éventuels curieux. Un autre système d’éclairage au-dessus des portes est installé pour accéder plus facilement la nuit en particulier lorsque les villageois où des nomades qui ne connaissent pas les lieux viennent solliciter une aide, un conseil ou un soin lors des missions.

Enfin, pour prolonger le travail engagé par Maaloum, nous faisons un peu de terrassement pour que l’eau ne stagne pas dans la cour et soit guidée vers le portail, la pente naturelle du terrain alliée au vent tourbillonnant avait tendance à la pousser vers les bâtiments.

Bonne surprise, les graines de courgettes, de pastèques et les noyaux de dattes ont germés dans le petit potager.

La maison de Maaloum :

Les réparations sommaires donnaient l’impression, de loin, que ce n’était pas trop (si) grave.

En fait c’était catastrophique. Ce qui restait de murs, sur lesquels un rafistolage de fortune assurait un semblant de toit menaçait de s’écrouler à tout moment. La maison ne passerait pas une nouvelle saison d’hivernage. La décision votée en AG d’apporter une aide exceptionnelle et unique prenait là toute son importance pour la famille de notre délégué qui œuvre bénévolement comme tous les adhérents malgré ses très faibles moyens.

Il a été décidé de démonter tout ce qui ne tenait plus, c’est-à-dire près des 2/3 des murs de banko.

Un maçon local a fabriqué des 800 briques de terres sèches. Nous avons remonté les murs, posé une charpente de tube métal et chevrons bois puis, comme à Temenerout, un isolant plastique, des feuilles de palmiers et du banko. Les bords de toit sont terminé avec des parpaings et les joints sont réalisés avec du ciment.

Les crépis intérieurs et extérieurs sont refaits. Une porte et des grilles de sécurité fabriquées par un artisan d’Atar seront posées après la fin de la mission car le temps manque.

ASPECTS ADMINISTRATIFS & projet 2018

Nos interlocuteurs ont pu nous recevoir dans des délais très courts, prenant en compte nos contraintes de temps.

Nous rencontrons le Hakem d’Atar pour lui exposer les activités réalisées et les futures envisagées. C’est aussi l’occasion de l’interroger sur les dossiers qu’il souhaite traiter et pour lesquels nous pourrions apporter notre concours.

De ce premier échange ressort un point commun : La situation Tentemdeje / Lemeïleh.

Le Wali vu ensuite confirme la volonté des autorités de rationaliser la situation de ces deux villages proches l’un de l’autre (4 Km) mais qui jusqu’à maintenant ont été dans l’incapacité de s’entendre sur des projets.

D’autres détails importants nous sont confiés par le DREN dont nous faisons connaissance car nouvellement nommé.

Ces deux villages sont rattachés à des communes différentes et relèvent de départements différents. Tentemdeje est un village de la commune de Maaden département d’Awjeft, alors que Lemeïleh est rattaché à Aine Ehel Tayaa, département d’Atar.

Une ONG a construit une école et nous étions sollicités depuis deux ans pour construire un poste de santé. Or, aucun des villages n’a assez d’enfants inscrits à l’école pour maintenir une classe dans chaque village. Les familles de Lemeïleh refusent d’envoyer leurs enfants à Tentemdeje. L’éducation Nationale menace de fermer les deux écoles.

Les deux Hakem ont réussi à trouver un compromis et un terrain a été réservé entre les deux villages pour implanter une école.

A ce stade, le Wali nous demande si nous pourrions réaliser la construction de l’école commune aux deux villages.

Nous avions rencontré le directeur de l’une des écoles et Maaloum avait pris des renseignements ce qui nous permettait de pouvoir présenter les grandes lignes d’un projet de mutualisation des moyens, des finances et des domaines d’interventions incluant l’installation d’un poste de santé ardemment attendu par le DRASS, mais aussi les engagements des villageois et des communes pour participer activement du début à la fin du projet et ensuite pour pérenniser la bonne tenue du bâtiment, l’ONG ne s’engageant pas sur ce point.

Le projet consisterait à créer une école constituée de 2 classe de 9m/5m, d’une bibliothèque/bureau du directeur, de 2 toilettes et d’une clôture sur le terrain identifié par les Hakem d’Awjeft et d’Atar et les deux villages. L’école récente serait amenée à changer de destination et accueillerait le poste de santé voulu par le DRASS.

L’un des prérequis de l’ONG consiste en la signature d’une convention entre les parties en particulier avec les deux communes qui doivent abonder le budget à hauteur de 20% chacune au minimum. Ces engagements réciproques doivent être formalisés avant tout démarrage de chantier. L’ONG apportera un projet lors de la prochaine mission, avec des plans et un descriptif des travaux accompagné d’un budget prévisionnel.

L’ONG demande que soit produit des attestations des directions régionales ou un arrêté conjoint des Préfets ou du Wali portant décision de construire cette école, de modifier la destination de l’ancienne classe de Tentemdeje et de confier la maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage à l’ONG Medrassa du désert. Ces documents pouvant être produit auprès des partenaires et organismes sollicités pour participer financièrement au projet